Intentions

Le conte est un récit matriciel, il est produit de la fugitive synthèse d’un moment, d’un auditoire et d’une structure intemporelle. En bref, la forme est à moi, et elle évolue sensiblement à chaque spectacle…

Le conte n’est pas le rejeton de ces grands bavards que sont la langue et les mains, il est le fruit de nos ressources corporelles et musicales : je me suis essayé mîme … mais le hasard des flots m’ a fait conteur….

Je souhaite que mon conte soit un récit substanciel, dispensateur de joie, de beauté et de force, mais qui ne se permet pas d’ édifier ni de prôner une grammaire symbolique figée .

Que mes fragiles et provisoires vérités restent paradoxales … »vertes et velues « dirait N’Birago Diop…


Il y est fait largement fait usage du droit du bouffon permettant de critiquer le prince…

Les mots y sont considérés avec respect et distance, comme de très anciens objets, recyclés maintes fois dans leurs formes et leurs contenus.
Qui peut prétendre estimer une fois pour toute la charge dont ils sont dépositaires ?

L’histoire nous porte aussi parfois au delà de notre intention. Il faut composer avec les vagues et les courants de fond de la « mer des histoires » (merci Salman Rushdy).

Une histoire nous enchante, nous lui offrons un provisoire abri, nous lui redonnons de la force et du courage et puis nous la laissons au loin. Elle nous a transformé, nous l’avons transformé …. elle continue son voyage ailleurs ….

Patrice Weiss (5) -Sophie Dunajev

Festival du conte de Cirq-fer à Cheval (74) Photo Sophie Dunajev, Balade contée,été 2015

Dans mon invisible balle de mots

Il y en a pour tous les cas, pour tous les gars, pour tous les goûts

Gros-mots,   mots-doux,  mots-acides, mots-amers

Pour toutes les pointures, pour toutes les allures,

Pour les doux et les durs

Mots sauvages encore pas évan-javellisés par les sages mictionnaires

Mots  polis , mille fois ballotés,  par les flots sévères de la mére-moire

Mot-vagues remplis…de sens multiples.

Mots obscurs, ruines solennelle du langage, orphelin de sens disparus…


Les trois belles du ciel d’été

La tampoura est un tuteur sonore, autour duquel la voix vire-volte, et s’enchevêtre

Ecouter : la survivante
E1100075

Voici le récit d’un périple amoureux, depuis la rencontre sur les rives du fleuve Rhône jusqu’à la  séparation dans la solitude montagnarde. Histoire de deux réalisations :  l’une rejoint les cîmes alpines, les rives de la voie lactée, le fleuve de lait et l’autre retourne dans les grottes aquatiques d’un fleuve terrestre. Sept histoires, sept chansons et plusieurs styles de jeu. Ce récit à deux branches peut donner lieu à une forme plus longue : ce qu’il advint de l’un, puis de l’autre… (1h 30 à 3 heures) . Ce cycle fut composé en 2010 pour le festival des Arts du Récit de Grenoble

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Le village qui partit au pays des ours qui tournent

Grange des Alberts Vercors printemps 2011

Un récit accompagné à la vielle à roue : Aristée

Le monde actuel avec ses terreurs et ses errances observé par le prisme de la pensée mythique et symbolique, pour tous public, 1h 30.

Le village qui partit …. c’est un petit peuple qui tente de fuir le modèle  dominant,  …le bouvreuil noir comme la belladonne, rouge comme l’amanite, blanc comme l’héllébore nous aide à tirer une leçon de cette fuite.

Le pays des ours qui tournent c’est le bout du monde :  l’axe apparent du ciel autour duquel deux ours se poursuivent inlassablement pour assouvir une vieille querelle … pour dire que la marche du monde est dans un très fin fil, dans le bec des oiseaux en voyage.

Certains oiseaux crient leur solitude au diapason de tous les isolés du monde…

Deux ours se poursuivent autour de la seule étoile fixe du ciel, point d’appui de tous les voyageurs…

Les quêteurs de vérité suivent la voie de l’eau, toujours différente et toujours fidèle à elle-même….

Les troubles tentations du monde de la marchandise…(Ih 30) .

Ce cycle réalisé à l’occasion d’une programmation au Festival des Arts du Récit de Grenoble en 2010 , se compose de divers récits étiologiques que j’utilise depuis longtemps dans mes randonnées contées (Ballades en balade) : le genèvrier thurifère est fruit de l’inceste,  le bouvreuil rappelle qu’il est vain de fuir au ciel quand l’époque exige de combattre….la chouette effraye emmène l’esprit des dormeurs vers le pays où le rêve est semence du réel…

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Légendaire du peuple oiseau

(contes étiologiques et mythologie des oiseaux)

Festival Art et nature, ENR 1991

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Le plus ancien de mes spectacles, que je ne me lasse pas de jouer. Sa création dut financé en 1985 par  la Délégation à l’Environnement de Franche-comté. Il fut joué en milieux naturel près de deux cent fois. Cette grande fresque mîmée et contée sur les d’oiseaux est d’une tentative d’éclairer le présent par deux mythes essentiels possédant des ramifications et des versions sur la terre entière. Le premier est le don du feu par le peuple oiseau à l’humanité, le second est le mythe primordial de Noë. Celui-ci exprime la fonction de gardien de la biodiversité qui incombe aux humains. Cette gerbe de récits étiologiques parle aussi de l’origine des couleurs, des chants et des fêtes de solstice. Les oiseaux mentionnés sont l’alouette, le pinson, le rossignol, le roîtelet, le héron, la grive  draine, l’aigle royal, le martin pêcheur, le loriot, la chouette hulotte et la huppe ….(1h 30). Ce cycle  intemporel convient aux fêtes de solstice,  (fête du petit feu et du grand feu, de l’aigle et du roitelet) à un périple conté ou à une célébration de l’oiseau.

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Hô eaux !

Chant à la vielle : Marinier du rhône

Hommage à la reine des métamorphoses… qui n’a pas de forme en propre puisqu’elle peut les prendre toutes. Qui est perpétuellement en mouvement, reliant les règnes, les époques et les espaces, celle qui toujours  s’adapte sans se trahir.

                               Contes soufis, (l’eau rare…)

                        Le forgeron et la loutre (Bladé : comment un homme du feu    devient la nuit un esprit de l’eau)

                                Cendrillon et le prince vannier,

                                Le chant de l’anguille après la crue…

                                 (1h 45)

La création de ce spectacle fut financée par l’union régionale des Centres d’Initiation à la Nature CPIE de FRANCHE-COMTÉ il y a 20 ans. Il fut joué devant marais, tourbières, lacs, cascades…Ce fut au départ un spectacle pléthorique qui comprenait un texte substanciel de Barry Lopez :  Sécheresse.

Celui-ci fait dorénavant l’objet d’un spectacle à part entière.

en voici un extrait enregistré par François Leymarie au studio SINUANCE :

[dewplayer:http://www.aufilduvercors.org/patriceweiss/wp-content/uploads/audio/la_vieille_dame_et_l_etang.mp3]

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Chandu-Tenkipass

Contes sur les quatre saisons : pourquoi les couleurs, les variations, les départs et les pertes…?

L’origine du froid, des couleurs de l’automne, du souffle tiède du printemps, de la canicule…

Spectacle crée en Diois en 1993

(1h 15)

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D’arbres en arbres

Festival Art et Nature La Mure (38) 1998

Chant et accordeon : Mac Orlan Au Critherion-Bar

Chant de MAI appelé aussi , Réveillée..

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La mythologie des végétaux  nous propose une typologie des caractères humains et des expériences fondamentales : ils sont issus souvent de péripéties complexes. Ce spectacle comporte des contes et des récits mythologiques sur les arbres : analogies, métaphores, métamorphoses sur le frêne, le chêne,  le bouleau, le noisetier, le peuplier tremble, le prunelier, le genêvrier thurifère…. dont histoire fait partie de notre histoire.
Le récit-cadre est une mauvaise rencontre au fond des bois au cours de laquelle les protagonistes apaisent leur peur de la nuit par des histoires… (1h 45)

Spectacle cré en Diois en 1994

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Vent dans les feuilles et l’oiseau fuit

Récit de nuit, de la peur à l’harmonie. (1h 30)

La charrette de l’Ankou (d’après Claude Seignolles), La veuve et le linceul (Les souffrances du lin), Le roi corbeau (d’après Bladé)

Les chevaux de la nuit,  ECOUTER  ; lfm1

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Récit du monde d’en Haut

en jeu le roi-corbeau

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Les personnages de tous ces contes sont visibles dans le ciel : Ce sont des constellations : Orion,  la couronne d’Ariane,  le vaisseau Argo, le scorpion, les ourses, le cygne, ou des  étoiles. Le destin fabuleux ou exemplaire de ces personnages leur valut d’être catastérisé : transformés en étoile). Un grand conte merveilleux à fin étiologique donne une très belle explication de la canicule, de la rosée et du grand triangle formé l’été par  les étoiles Deneb, Altaîr et Aldebaran : … Ce spectacle gagne bien-sûr à être joué sous un ciel étoilé.(2 heures)

Dernier spectacle St Julien en Vercors, été 2016, Gite de La Source, fête familiale

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Aiguilles et Bobinettes

Contes et chants sur le fil, le tissage, la broderie.Le roi nu, le conte du petit fil vert, La brodeuse de rêve, la fileuse d’ortie, la grue tisserande…

Créé pour La Fête de la Laine, en 1995

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Les Dicts du Chemin

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festival des Arts du récit, Grenoble 2010

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L’acquisition d’un métier fut et reste le fruit de la quête, du voyage, de l’itinérance. Cycle d’histoire( le couvreur et le tailleur, le rémouleur et le vigneron, l’homme sans chemise, le rêve des trois mineurs) de chansons de métiers (scieurs de long, sabotier, laboureur) et de monologues (Bruant, Coûté) qui ont en commun  d’évoquer les artisans voyageurs….(1h 15)

Créé en 1997, joué en Novembre 2015 pour la Direction du  Livre , Conseil Général du Cher .

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Sept dans la vieille bagnole

Histoires cycliques et accumulatives (randonnées) et très petits contes animaliers destinés aux enfants de moins de six ans. Ces récits constituent un spectacle adapté à la petite enfance ou ponctuent les autres spectacles en cas de public hétérogène. La vieille bagnole (randonnée), Rouli-roulant (randonnée),  La maison du petit bonhomme, L’araignée, la mouche et le vent(45 mn)

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Femme-Arbre et Homme-oiseau

Trio : Elisabeth Calandry, Dominic Toutain, Patrice Weiss

 Lais de Marie de France 1h 15 de contes , chant et musique

 

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Monologues littéraires

Sécheresse

Texte essentiel de Barry Lopez, scientifique, marcheur et poète, représentant de l’écologie profonde et humaniste : la mort d’une rivière, l’espoir, les gestes gratuits qui relie l’humanité à la nature, les rîtuels  de rencontre avec le monde vivant …

On n’est pas des boeufs

Trois monologues de Alphonse Allais ,  évocation d’un monde antédéluvien, avant le pétrole,  quand les farces de la bande du Chat Noir régalaient Paris : Les mésaventures d’une chipie, L’attaque de l’omnibus,  Les mésaventures du hussard rouge… (1h)

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Prélude de Pan

Nouvelle fantastique de Jean Giono : Le dieu Pan exposé à la bassesse  paysanne soumet le village de Lus-La-Croix-Haute à une transe régénératrice… (1h 30)

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METAMORPHOSES

Où il sera question, des états intermédiaires, licantropie, rêve éveillé et youp la boum….

Le dormeur éveillé (Un grand récit persan popularisé au XVIII par Eugène Galland), l’homme qui devint ours une nuit, la chouette voleuse d’enfants …

Musique et chanson traditionnelle à la vielle : La blanche biche, Le chant des métamorphoses, La VCouivre ? Un soir auprès de la rivière (Pierre Dupont…)

Très recommandée pour soirée d’automne au fond des bois (1h30).